Réglementation : La Directive Boues est en phase de révision

Pour suivre l'évolution de cette Directive, nous vous invitons à vous connecter sur le site de l'Union Européenne
(http://ec.europa.eu/environment/waste/sludge/index.htm)

 

Rapports d’étude relatifs à la Directive Européenne des Boues :

Parution de deux décrets sur le fonds de garantie des risques liés à l'épandage agricole et sur la responsabilité environnementale

Le décret n°2009/550 du 18 mai 2009 relatif à l'indemnisation des risques liés à l'épandage agricole des boues d'épuration urbaines ou industrielles (lien sur le pdf décret du 18 mai)

Ce décret vient préciser les conditions d'application du système d'indemnisation des risques liés à l'épandage agricole des boues d'épuration prévu par la loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006. Un fonds de garantie est chargé d'indemniser les préjudices subis par les exploitants agricoles et les propriétaires des terres agricoles et forestières dans les cas où ces terres, ayant reçu des épandages de boues d'épuration urbaines ou industrielles, deviendraient totalement ou partiellement impropres à la culture en raison de la réalisation d'un risque sanitaire ou de la survenance d'un dommage écologique lié à l'épandage.

 

L'indemnisation est strictement encadrée :

Les boues urbaines ou industrielles qui peuvent donner lieu à indemnisation sont :

 

Taxe annuelle : Le fonds est financé en majeure partie par une taxe annuelle due par les producteurs de boues, dont l'assiette est la quantité de matière sèche de boue produite.

A/ Montant de la taxe : Son montant est fixé à 0,50 € par tonne de matière sèche produite. Le montant maximal du fonds de garantie est fixé à 45 millions d'Euros. Le montantde l'indemnisation est fonction du préjudice subi et ne peut excéder, pour le propriétaire des terres, la valeur de celles-ci.

B/ Registre d'épandage : Les producteurs de boues sont d'ailleurs désormais tenus d'indiquer les quantités de matière sèche produites dans le registre conformément à l'article. R 211-34 du code de l'environnement (anciennement l'article 9 du décret du 8 décembre 1997). Les informations contenues dans ce registre devront désormais être transmises à l'autorité administrative sous format électronique, dans les conditions que devra prochainement préciser un arrêté du ministre chargé de l'environnement. Le fait de ne pas effectuer cette transmission des informations sera punie d'une amende de 5è classe.

Le décret précise également dans le détail les modalités de gestion du fonds de garantie par la Caisse centrale de réassurance (section II), de même que la procédure d'instruction des demandes d'indemnisation (section III). Un représentant du SYPREA siègera à la commission nationale d'expertise. L'ensemble de ces dispositions vient former un nouveau chapitre du Code des assurances. Le décret modifie également la partie réglementaire du Code de l'environnement.

Le décret n°2009-468 du 23 avril 2009 relatif à la prévention et à la réparation de certains dommages causés à l'environnement (lien sur le pdf Décret du 23 avril)

Ce décret fait suite à la loi sur la responsabilité environnementale datée du 1 août 2008. Ce texte permet la mise en oeuvre d'un régime spécial de responsabilité environnementale, qui se juxtapose aux régimes de responsabilité existants. Ce régime concerne la prévention et la réparation des dommages à l'environnement, à l'exclusion des dommages aux personnes et aux biens. Il ne porte que sur les trois milieux : les eaux, les sols, les espèces protégées et leurs habitats. Le texte de loi prévoit que constituent des dommages causés à l'environnement les détériorations directes ou indirectes mesurables de l'environnement qui créent un risque d'atteinte grave à la santé humaine du fait de la contamination des sols, affectent gravement l'état écologique des eaux, ou le maintien ou le rétablissement des espèces ou de leurs habitats dans un état de conservation favorable. Si le décret apporte des précisions sur la notion de « gravité », son appréciation n'en reste pas moins la plus grande difficulté présentée par la mise en oeuvre de ce nouveau régime.

Ce décret apporte des éclaircissements sur les points suivants :